Quelques photos de petites bêtes d'ici et d'ailleurs... A part les ibis (qui se comportent comme des pigeons, des vrais pique-assiettes) et le metallic lizard, aucune idée du nom de ces piafs, mais ils sont très communs et pas farouches du tout. Et tant mieux, parce que le zoom de mon compact étant ce qu'il est, je dois être à 30 centimètres du sujet pour lui tirer le portrait...
mercredi 26 février 2014
mercredi 19 février 2014
A little piece of heaven
Et voilà... Après 12 jours sur ma minuscule île, je suis parti...
North Beach, Mana
Au revoir, les cocotiers...
South Beach, Mana
Remettre un t-shirt...
Il va falloir remettre des chaussures, maintenant...
Orage en approche
Remettre un t-shirt...
La vue depuis le sommet de Monuriki
Retrouver des routes et des bagnoles...
dimanche 16 février 2014
The perfect beach
Après quelques jours de farniente sur cette magnifique plage, je me décide quand même à bouger un peu histoire de voir s'il n'y a pas moyen de visiter quelques autres îles. S'il y a des logements bon marchés sur quelques-unes d'entre elles, le problème reste le transport, la plupart n'étant desservies que par les énormes catamarans qui alimentent les resorts en touristes, et qui sont donc assez chers. Mais il y a une île en particulier où une alternative existe, un des hôtels de routards sur place ayant ses propres petits bateaux: Mana Island.
Minuscule confetti sur la carte des Fidji (et particule subatomique sur la carte du monde), j'y débarque en compagnie de deux autres touristes après 45 minutes de navigation, sans trop savoir à quoi m'attendre, en ayant réservé juste deux nuits pour voir; je vais finalement y rester une douzaine de jours, un record dans cet endroit où la moyenne du séjour doit être de trois nuits. Vaguement en forme de demi-lune, Mana est si petite qu'on peut paraît-il en faire le tour à pied en deux heures, même si les rochers à l’extrémité de chaque crique doivent rendre l'entreprise peu aisée; et la traverser dans sa plus grande largeur doit prendre dans les dix minutes. Pas de routes, pas de véhicules, une succession de plages de sable clair bordées de cocotiers, deux resorts - un à chaque extrémité - et trois Backpackers, et le village, dont la plupart des habitants travaillent directement ou indirectement pour ces hôtels.
La moitié de l'île appartient d'ailleurs à l'un des plus grands et plus anciens resorts des Fidji, le Mana Island Resort, vendu à un groupe japonais. Avec des chambres débutant à moins de 200 dollars US la nuit, c'est le moins cher des deux. Vexés de voir un de leurs ex-employés (après y avoir travaillé près de trente ans avec sa femme) fonder le Ratu Kini Backpackers juste à côté pour offrir la possibilité de découvrir l'île aux moins fortunés, ils ont clôturé leur propriété, coupant l'île en deux, pour empêcher ces malpropres de routards de traîner sur leur magnifique pelouse. Peine perdue, la frontière est totalement perméable; par le portail toujours ouvert permettant aux employés de rentrer au village, et par la plage, où il suffit de passer l'entrée principale d'un air décidé pour que le gardien n'y voie que du feu. Car les touristes plus fortunés aiment aussi parfois sortir de leur enclos pour se frotter au monde réel et boire quelques bières à notre restaurant... Du coup le brassage est tel que plus personne ne sait qui crèche où, ce qui me permet de temps à autre de profiter de la "North Beach", leur plage privée de l'autre côté de l'île, de la piscine d'eau douce à débordement avec vue sur la mer, et de leur bar à cocktail aux prix assez raisonnable malgré tout.
A l'autre extrémité de Mana, le "top-end five star super-exclusive" resort Tadraï, ouvert il y a seulement quelques années, offre au-dessus de sa plage privée cinq villas à 1500 dollars US la nuit, majordome inclus. Il est possible d'y accéder depuis la plage totalement déserte d'à côté, en tout cas à marée basse, mais à l'heure où j'écris ces lignes, la perspective d'être fauché par un tir de mitrailleuse lourde m'a dissuadé de toute tentative. Toutefois, d'après une information glanée récemment, il semblerait qu'ils soient finalement moins féroces que leurs panneaux "interdiction de passer sous peine de poursuites" ne le laissent entendre...
Quoi qu'il en soit, à moins de 40 Dollars US la nuit repas inclus, je l'ai, ma plage de rêve aux eaux cristallines vert émeraude; et les qualités photogéniques des plages fidjiennes n'ont pas échappé non plus à certains réalisateurs puisque quelques grandes productions ont été tournée dans l'archipel, à commencer par "The Blue Lagoon"; la compagnie aérienne fondée pour les besoins du film existe d'ailleurs toujours, un de ses hydravions apportant régulièrement quelques touristes réfractaires à la plèbe des catamarans vers les resorts de l'île. Puis on a pu en voir quelques images dans le film de Science-Fiction "Contact"; mais le plus célèbre d'entre tous reste "Cast Away" avec Tom Hanks, ayant apporté une immédiate célébrité à la minuscule et inhabitée Monuriki Island, et ses magnifiques eaux bleu cobalt; d'ailleurs rien que pour la vue depuis le sommet, il vaut la peine de faire les 25 minutes de bateau qui la sépare de Mana, histoire d'admirer depuis un angle peu commun le chapelet d'îles qui se déroule à l'horizon.
Malheureusement, l'efficacité d'internet étant ici inversement proportionnelle à la beauté du site, vous n'en verrez rien... Pour l'instant. Il est en effet impossible de transmettre une seule photo avec une bande passante digne du Moyen-Age numérique. Je ferai ça dans quelques jours, une fois revenu à la civilisation... D'ici là, je retourne sur mon hamac...
mercredi 5 février 2014
Days of laziness
Rien à faire d'autre que de se balancer au-dessus de la plage dans un hamac suspendu à des cocotiers...
mardi 4 février 2014
The perfect twilights
Tout près de Taveuni se trouve une île nommée Qamea qui paraît-il possède de merveilleuses plages. L'hôtel qui m'héberge organisant des séjours sur cette île - où il n'y a qu'un seul hébergement possédant un dortoir à la portée d'un budget de routard - je demande à m'y rendre, ce qui est organisé pour le lendemain. Mais le lendemain, le voyage est repoussé sous prétexte de mauvais temps; idem pour le jour suivant. Il est vrai qu'il pleut des cordes, mais la traversée de 45 minutes ne paraît pas impraticable pour autant. Le troisième jour, fatigué de demander sans cesse des nouvelles de cet hypothétique voyage, le temps étant nettement plus ensoleillé, je me trouve un bout de plage déserte dans les environs où je me pose quelques heures. Elle se ne se trouve qu'à quelques mètres de la route, mais un rideau de végétation me dissimule des regards; malheureusement ma tranquillité est de courte durée car la marée haute la fait disparaître sous les flots avant la fin de la journée. Cependant je découvre perché juste au-dessus un magnifique petit restaurant tenu par une fidjienne - une simple plateforme recouverte d'un toit - avec une vue incroyable sur l'océan; il vient de ré-ouvrir après une pause forcée due à la météo. Je m'y installe pour profiter d'un splendide coucher de soleil, un véritable feu d'artifice naturel.
La vue depuis le restaurant.
La journée ayant été assez réussie, je me refais le même programme le lendemain; mais une fois rentré à l'hôtel, un des employés me dit qu'il peut lui-même me conduire le lendemain à Qamea, et ceci gratuitement. Évidemment j'accepte; sauf que le lendemain une des gérantes de l'hôtel m'annonce sous je ne sais quel prétexte que ce n'est plus possible...
Dernier coucher de soleil sur Taveuni.
Cette fois j'en ai assez, et je décide de reprendre le ferry pour retourner sur Viti Levu; si personne ne veut de mon argent, je vais aller le dépenser ailleurs. Ça tombe bien, un français croisé sur le ferry à l'aller et descendu dans le même hôtel m'a donné une excellente adresse où il a lui-même séjourné trois semaines. Difficile d'ignorer cet original; le cheveux blanc et la soixantaine fringuante, Jean-Pierre ne voyage sac à dos que depuis une dizaine d'années! Et quand il ne tourne pas dans le paysage, on le retrouve scotché à son ordinateur portable d'où il alimente sa chaîne Youtube de ses vidéos de voyage, y compris des interviews d'autres routards croisés au hasard des routes... Le retour sera même plus confortable que l'aller: je retrouve le même ferry, prends le même ticket pour un transport dans les mêmes conditions, mais Jean-Pierre, qui lui a quand même pris une cabine, m'offre d'occuper la couchette libre... Le grand luxe!
Le ferry part à neuf heures du matin, et nous débarquons donc vers sept heures le lendemain à Suva, sous un ciel à nouveau plombé. Après quelques courses en ville, nous prenons le bus pour nous rendre à mi-chemin entre Suva et Nadi, sur ce qui s'appelle la Coral Coast. Là se trouve le fameux hôtel dont il m'a parlé; en fait, et comme souvent ici, une série de petites cases abritant des dortoirs ou chambres doubles. Et le lieu mérite effectivement le détour; c'est un vrai petit Resort au bord d'une magnifique plage bordée de cocotiers, doté d'un petit restaurant, d'un bar avec billard, d'une petite piscine, les dortoirs clairs et propres n'ont que six lits, et tout ceci pour à peine plus de 20 Dollars US la nuit! Et si la journée avait commencé sous les nuages, ceux-ci se lèvent progressivement pour nous offrir un coucher de soleil plus époustouflant encore que celui vu à Taveuni..
Spécial couchers de soleil aujourd'hui, les amis...
C'est de la surenchère pyrotechnique; je sens que je vais traîner un peu par là...
jeudi 30 janvier 2014
Fidji Time
Encore une fois, la traversée à été calme, sans la moindre houle, ce qui m'a permis de dormir quelques heures sur ma portion de moquette. Vers neuf heures, le ferry fait escale à Vanua Levu, la deuxième plus grande île de l'archipel, puis repart pour arriver vers 13 heures à Taveuni. Un minibus nous attend pour nous transférer à notre hôtel, à une trentaine de minutes du port; les chambres individuelles et les dortoirs sont répartis dans une poignée de cabanons noyés dans la végétation d'un grand parc. Face à la réception, une série de tables sous un grand toit pour les repas, et en face une petite piscine. Très beau... Mais pas de plage. Pour ça, il faut marcher 5 minutes, descendre une volée de marches à travers le parc, traverser la route, pour descendre sur une plage privée appartenant à Dieu sait qui, mais qui nous en laisse l'usage.
Une fois de plus, l'orage approche.
Pas vraiment une plage de catalogue Kuoni, d'ailleurs; coincée entre des rochers et une autre plage privée, elle est minuscule, l'eau est loin d'être cristalline et à quelques dizaines de mètres au large, une série d'embarcations ancrées là gâche le paysage. Il va falloir que je cherche ailleurs pour réaliser mon fantasme de sable blanc, et déjà je me sens partir dans un remake du roman "The Beach" d'Alex Garland, où l'obsession du héros pour trouver la plage parfaite et à l'écart du tourisme de masse va le conduire au bord de la folie...
D'accord, il y a pire, mais...
En attendant, le problème majeur reste la météo. C'est la saison des pluies aux Fidji - pas de surprise de ce côté là, cela se traduit souvent par de simples averses en fin d'après-midi. Mais là la pluie s'incruste, passant du crachin à la douche torrentielle, accompagnée de rafales de vent qui transforment le paysage en tunnel de lavage. J'en profite pour rattraper mes heures de sommeil sur un matelas à la mollesse inversement proportionnelle à la moquette du ferry, je le creuse comme un trou noir déforme l'espace au point de le refermer sur lui-même, je disparaîs dans l'espace-temps du "Fidji Time" comme l'appellent les autochtones, ce qui consiste à oublier toute notion d'horlogerie, même pour un Suisse biberonné à la Swatch.
Avec d'autres routards, je pars pour une petite promenade vers le seul magasin du bled - dix petites minutes de marche qui s'avèrent être 40 minutes aller-retour sous le seul soleil de plomb de la journée, de quoi revenir aussi trempé que s'il avait plu; le lendemain je participe à une excursion pour voir des chutes d'eau dans le Bouma National Heritage Park (non, non, on ne va pas marcher beaucoup) et comme toute l'équipe je me retrouve en train de crapahuter en tongs à flanc de colline dans la forêt tropicale, pour finir par être lessivé par un orage qui déferle sur nous comme une avalanche. Effectivement, le Fidji Time sévit non seulement dans le temps, mais aussi dans l'espace.
Tavoro waterfalls, une heure avant le déluge.
Cette fois nous ne verrons même pas le soleil de la journée, visant entre deux averses pour quitter ou rejoindre nos cabanons, tout en faisant attention, la nuit, de ne pas écraser les dizaines de crapauds totalement immobiles dans le gazon coupé court, comme des jouets en plastiques répartis au hasard dans le jardin.
Tout ce que j'attends, c'est le retour du beau temps pour trouver ma plage...
mercredi 29 janvier 2014
Bula! Bula! Bula!
Non, bula n'est pas un cri de guerre, même si les plus cinéphiles d'entre vous auront peut-être remarqué que le titre parodie allègrement celui d'un film de guerre des années 70 (Tora!Tora!Tora!); c'est en fidjien le mot voulant dire à la fois bonjour et bienvenue, et que l'on entend 500 fois par jour minimum dès l'arrivée à l'aéroport, les fidjiens étant un peuple souriant et accueillant. D'un autre côté, quand on est un indigène insulaire découvert par une armada blanche maîtrisant la poudre à canon, il vaut mieux être très accueillant si on ne veut pas être massacré tout de suite, mais ceci est un autre débat.
Bref, après quatre heures et demie de vol depuis Sydney, j'arrive à l'aéroport international de Nadi, sur Viti Levu, la plus grande île de l'archipel (qui en compte quand même 332, dont 110 totalement inhabitées, et quelques-unes totalement privées). Je suis probablement le seul touriste à avoir jamais débarqué ici sans anti-moustique et sans linge de plage, mais je me suis décidé un peu vite et puis j'ai une réputation à tenir, comme arriver dans un endroit incongru au plus mauvais moment possible; par exemple un samedi soir, sachant que je ne pourrai rien organiser d'ici à lundi, tout étant fermé le dimanche.
Rester en ville étant donc inutile, je demande à un taxi de me déposer près d'une série d'hôtels bon marché en bordure de plage - qui n'est pas extraordinaire ici mais elle a le mérite d'exister. Je prends un lit en dortoir dans le premier établissement venu (trois fois moins cher qu'à Sydney) et après avoir traîné quelques heures au bord de l'océan, histoire de manger un sandwich et boire quelques bières aux prix ridicules, je retourne m'écrouler sur ma paillasse.
Avec le vacarme des trois ventilateurs qui tranchent du moustique en se balançant au plafond, et l'alternance moiteur/tempête quand le flux d'air arrive sur moi, je mets des heures à trouver le sommeil; et une fois enfin endormi, un sixième sens me réveille au moment précis où un cafard monumental remonte le matelas dans ma direction. Le bond instinctif qui me propulse hors du lit l'envoie valdinguer Dieu sait où, mais avec l'adrénaline à fond, je peux dire adieu à ma nuit de sommeil.
Premier coucher de soleil sur les îles Fidji
Le lendemain je change donc d'hôtel, car même si je suis habitué à partager ma chambre avec toutes sortes de cafards, j'apprécie assez peu qu'ils aient le toupet de dormir avec moi, surtout s'ils approchent le demi-kilo. Le dortoir est clair et propre, et je vois tout de suite que je n'aurai pas la même mésaventure ici; de plus le petit bar-restaurant donne directement sur la plage... Cependant j'aspire à plus de tranquillité et de meilleurs paysages; j'achète donc un billet de ferry pour le lendemain et une nuit d'hôtel quasiment à l'autre bout de l'archipel, sur l'île de Taveuni, qui de par son éloignement est paraît-il un peu moins touchée par le tourisme de masse.
Le ferry part de Suva, la plus grande ville du Pacifique Sud avec ses 170'000 habitants; un minibus d'une douzaine de jeunes routards nous fait traverser l’île de Nadi à Suva en quasiment quatre heures. Autant dire tout de suite que ce ferry n'a rien à voir avec ses homologues australiens. Ce tas de ferraille flottant est bien loin de ses jours de gloire, lorsqu'il appartenait au Canada. Récemment, Patrice m'a dit (sachant que mes standards de qualité sont assez bas lorsque je voyage): "Si toi tu trouves que ces toillettes ne sont pas propres, alors ça doit vraiment valoir le détour". Et bien là, précisément, elles valent carrément les 75 Dollars Fidjiens du billet...
Le port de Suva
Le voyage dure plus de 28 heures, et ce billet dans la classe la plus basse ne donne droit ni à une cabine ni à un siège inclinable, mais un simple siège à dossier droit; pour dormir, on s'allonge à même la moquette défraîchie. Heureusement, j'ai eu le temps d'acheter un linge de plage à Suva pour faire oreiller, et j'ai encore pas mal de pilules anti-mal de mer...
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