dimanche 19 janvier 2014

Return to Devonport

Pour notre avant-dernière journée en Tasmanie, et juste avant de retourner à Devonport pour reprendre le ferry et ses montagnes russes tant appréciées par notre fine équipe, nous avons encore une dernière halte d'importance à effectuer dans le parc national Freycinet; celui-ci est réputé pour son magnifique bord de mer aux eaux cristallines et aux plages de sable blanc. Le clou du spectacle est la Wineglass Bay, dont la photo s'affiche sur tout les dépliants touristiques du pays, mais pour aller y tremper les pieds - pour le reste cela dépend de la température de l'eau - il faudrait avoir un démarrage matinal autrement plus foudroyant que le nôtre, car il s'agit d'effectuer trois heures de marche aller et retour rien que pour y arriver; et nous avons prévu d'être ce soir à Launceston...

Quelque part, un petit port...

Nous optons donc pour le plan B, qui consiste à aller jusqu'au point de vue permettant d'admirer la plage, une heure et demie aller-retour quand même, dont 500 marches, car il faut passer la barrière des Hazards Mountains. Le point culminant de cette formidable cordillère étant à 620 mètres d'altitude, ce n'est pas l'oxygène qui manque (peut-être un peu d'entraînement par contre...); Patrice et moi pulvérisons donc le temps annoncé pendant que Géraldine se repose dans le van. Mais la vue à couper le souffle vaut effectivement ce petit effort.

Wineglass Bay.

Une fois de retour au van, et pour conclure symboliquement notre tour de Tasmanie, nous décidons d'aller nous rafraîchir sur l'une de ces magnifique plages. La petite crique que nous choisissons n'est pas déserte, mais peu de personnes s'aventurent dans l'eau, qui est un peu fraîche mais pas insupportable; en tout cas pour moi, en nage après l'ascension (il fait plus de trente degrés), c'est une bénédiction, et puis dans une conversation mondaine où l'on vous regarde déjà comme un animal sauvage, ça doit faire son petit effet de dire que l'on s'est baigné dans la Tasman Sea...

Nous arrivons à Launceston de nuit. Pas de trace des 72'000 habitants qui peuplent la deuxième ville de Tasmanie; à 22 heures, en ce lundi 13 janvier, les rues sont totalement désertes, les commerces, bars et restaurants fermés, pas un seul véhicule ne se déplace. Impeccablement entretenu - comme dans toutes les autres villes d'Australie - le centre ville ressemble à un décor de cinéma après la dernière prise de vue; je m'attends presque à ce que l'éclairagiste coupe l'alimentation principale pour éteindre les lumières; le silence est seulement brisé par les jeux d'eau des fontaines publiques. Le film est terminé, nous retournons sur le continent. Extérieur: Nuit. Fondu au noir...

Devonport et la Tasmanie s'éloignent au crépuscule.


Hobart

La plus grande ville de Tasmanie (200'000 habitants) s'avère être une excellente surprise. S'étendant sur les deux rives de l'embouchure du fleuve Derwent (qui prend sa source au lac St Clair), Hobart ne ressemble en rien aux autres villes australiennes que j'ai traversées, avec leurs larges rues se coupant à angle droit sans surprise, un dessin en damier peu inspiré certainement dû à leur planification relativement récente, car il ne faut pas oublier que quasiment rien ici n'a plus de deux cent ans.

Lake St Clair, source du fleuve Derwent.

Ici au contraire, la ville semble s'être développée de manière totalement anarchique au fil du temps, à l'image des villes européennes, envahissant les collines alentour, créant des montées et des descentes spectaculaires, multipliant les points de vue, serpentant le long du fleuve; les vieux quartiers mélangent allègrement d'anciennes maisons victoriennes avec de nouvelles villas à la vue spectaculaire sur le paysage environnant, les ports, les petites plages; et c'est un véritable plaisir de se perdre dans ce labyrinthe. Ajoutez à cela une température enfin clémente (30 degrés, un record depuis Broken Hill) et une ambiance dénuée de stress, et l'on se verrait bien rester quelque temps dans le coin pour goûter plus longtemps à cette douceur...

Et justement, alors que Patrice et  Géraldine font une excursion sur Bruny Island, une grande île plus au sud, je décide de m'offrir une journée tranquille afin de flâner dans la ville. Je tombe d'ailleurs par hasard sur le quartier natal d'Errol Flynn, et sa petite plage tranquille mais malheureusement pas des plus propres, ce qui est assez étonnant vu le niveau de "suissitude" de la Tasmanie, voire de l'Australie en général. 

Le quartier natal d'Errol Flynn

Après deux jours de relaxation à Hobart, nous reprenons la route pour nous diriger vers Port Arthur, à 60 km. de la ville; un lieu quasiment incontournable chargé d'Histoire... Et d'histoires. C'est en effet la plus célèbre des anciennes colonies pénitentiaires du pays, qui de 1833 à 1877 accueillit près de 12500 forçats employés la plupart du temps comme main-d’œuvre pour développer la ville.

Port Arthur, avec au centre la prison.

Les bâtiments, en ruines pour la plupart, sont maintenant un musée à ciel ouvert permettant de se faire une idée des conditions de vie de l'époque.

Les ruines de l'église.

Après cette visite, nous reprenons le chemin inverse pour nous arrêter au Tasmanian Devil Conservation Park, un centre créé pour la conservation du Diable de Tasmanie (mais qui abrite d'autres animaux aussi), le plus gros marsupial carnivore encore vivant après l'extinction du Tigre de Tasmanie. C'est une occasion unique de s'approcher de cet animal si particulier qui est quasi impossible à observer en liberté (même si nous en avions aperçu trois, une nuit, aux jumelles...).

Les mignons petits Diables...

Plus que deux jours en Tasmanie et nous devrons déjà quitter cette terre splendide où même notre van a oublié de tomber en panne. Je crois qu'on serait tous bien restés un peu plus...


mercredi 15 janvier 2014

Tasmania!

Nous débarquons à Devonport, Tasmanie, vers six heures du matin. La plus alerte reste l'increvable Géraldine, qui non seulement n'a pas pris de médicament (déconseillé aux femmes enceintes), n'a pas été malade, mais qui en plus à réussi à dormir; suivi de votre serviteur, pas malade non plus mais complètement dans le cirage après une heure de sommeil environ; et sur la dernière marche du podium, très loin dans le classement, Patrice, totalement hors service avec un teint verdâtre tirant sur blanc d'outre-tombe, juste assez alerte pour s'écrouler à l'arrière du bus pour terminer sa longue agonie.

Premières lumières de Tasmanie

Malgré notre état peu reluisant, la  beauté de cette île nous saute immédiatement aux yeux. Le temps est maussade, mais lorsque la lumière du soleil perce les nuages et joue avec le relief l'ambiance rappelle la Patagonie; sur la côte entre Davonport et  Stanley, que nous arpentons le premier jour, l'eau est si cristalline et le sable si blanc que l'on se croirait dans les Caraïbes; et si l'on s'éloigne de la  côte, on se retrouve dans un patchwork de champs multicolores, dont d'immenses cultures de pavots en fleur, utilisés dans la fabrication de la morphine. De belles maisons aux jardins extrêmement bien entretenus et à la pelouse impeccable donnent à l'ensemble une impression de Suisse moderne fantasmée reproduite en studio de cinéma.

Le lendemain nous allons au parc national Craddle Mountain, un des nombreux parcs que compte la Tasmanie dont presque un quart du territoire est une zone protégée; l'endroit, fort connu, est envahi par des touristes de toutes nationalités. Nous faisons une petite marche de deux heures pour boucler le tour du lac Dove, puis finissons par échouer à Strahan où nous passons la nuit.  

 Dove Lake

Situé sur la côte ouest, Strahan s'avère être un sympathique petit village, point de départ d'excursions en bateau ou même en hydravion sur la Gordon River. Le vent, omniprésent sur la côte nord, est ici totalement absent et donc la température plus clémente, c'est à dire dans les quinze degrés... Une fois de plus le paysage est spectaculaire, et nous passons un bon moment à nous régaler de la vue avant de poursuivre notre chemin vers Queenstown.

La vue depuis Strahan

Petite halte dans cette ville minière, le temps de prendre un verre au monumental Empire Hotel, et de faire un tour dans la petite gare d'un minuscule train à vapeur reliant Strahan à Queenstown, principale attraction touristique de la ville; puis nous reprenons la  route, qui traverse le côté sud du Cradle Mountain National Park, ce qui nous donne enfin l'occasion de voir le lac St Clair.

Le vieil hôtel de Queenstown

Impossible d'ignorer ce lac, dont l'image est exploitée sur toutes les brochures et les guides du pays, mais le plafond d'épais nuages ne rend pas honneur au panorama.
Nous continuons en  direction d'Hobart dans un paysage vallonné parcouru de rivières, pour finir par échouer à Hamilton, minuscule hameau qui ne figure dans aucun guide, et qui a le mérite de se trouver sur  notre chemin; Hobart attendra  demain...

vendredi 10 janvier 2014

Open Sea

Au matin du 3 janvier, nous reprenons la route depuis Apollo Bay vers Melbourne. Une fois n'est pas coutume il fait beau - et donc un peu plus chaud -, et la vue sur le bord de mer est fantastique. Nous nous arrêtons sur le trajet avant Lorne pour une petite marche à travers une luxuriante végétation jusqu'au Sheoak Falls, une magnifique petite cascade se jetant dans un petit plan d'eau dissimulé par un rideau d'arbres; un petit jardin d’Éden dont nul ne soupçonnerait l'existence si un panneau ne le signalait pas  au bord de la route. 

Sheoak Falls

Nous passons les deux jours suivants à Melbourne en mode récupération et réorganisation depuis un magnifique appart-hôtel (après l'effort, le  réconfort), afin de visiter un peu la ville et de nous préparer pour la suite. Melbourne, grande ville de cinq millions et demi d'habitants, est non seulement bien plus grande qu’Adélaïde mais semble aussi plus dynamique, avec son centre tout en hauts buildings, et ses quartiers chinois et italiens; mais dans notre fuite en avant nous n'avons pas trop le temps d'approfondir car la prochaine étape doit nous amener jusqu'en Tasmanie, à la fois île et province la plus australe de l'Australie.

Le centre de Melbourne depuis l'océan
 
Le dimanche 5 janvier, nous nous rendons au port pour embarquer à bord du ferry avec notre bus. Le temps, qui était bien ensoleillé le matin, se couvre de plus en plus, et vers 16 heures, c'est une véritable tempête qui éclate sur les quais avec une température en chute libre; le vent souffle si fort que la pluie tombe à l'horizontale. Juste le jour où nous devons prendre la mer... Heureusement la météo revient à la normale au moment de l'embarquement, et vers 21 heures le ferry s'élance vers la Tasmanie.

Même pas (encore) malade!
 
Si la mer est bien calme au début du voyage, le ton change radicalement après deux ou trois heures. Tangage, roulis, creux et bosses, c'est un festival de figures libres qui nous font tituber le long des coursives comme des fêtards au bord du coma éthylique - alors que nous avons été justement particulièrement raisonnables en prévision de la traversée. Ma propre expérience de ces passages en haute mer m'a fait insister auprès de mes camarades pour acheter des médicaments anti-mal de mer, sous l’œil mi-amusé mi-sarcastique de Patrice, ayant plus de traversées à son actif et jamais malade à bord. Autant dire que je ne l'ai pas regretté, même s'il ne m'a quasiment pas été possible de fermer l’œil de la nuit à cause du ballottage incessant de la cabine. Du haut de ma couchette supérieure, je vois par le hublot les vagues qui malmènent le navire, tandis qu'au-dessous Patrice, malade comme un chien, devient de plus en plus vert malgré une double dose de médicaments...

samedi 4 janvier 2014

The Great Ocean Road


Adélaïde - Robe

Entre Adélaïde et Melbourne, la route longe l'océan et les villages et les petites villes réparties sur la côte sont autant de stations balnéaires et de lieux de tourisme pour les résidents des deux grandes villes assez proches. Le but du jour est de trouver un endroit un petit peu plus engageant qu'un Wilcannia bis pour passer le réveillon; mais quelque part flotte une étrange impression que c'est la mécanique plutôt que nous qui va décider de notre sort. Impression largement confirmée lorsque le bus refuse de démarrer après une halte à Meningie, immédiatement rebaptisée par notre fine équipe "Méningite", car nous sommes parqués en plein soleil, en plein après-midi, et la température grimpe aussi vite que la moutarde nous monte au nez. Cette fois nous avons beau nous acharner sur le démarreur, rien n'y fait; et ce n'est qu'après un long moment que le moteur repart finalement de lui-même.
Plus de temps à perdre si nous ne voulons pas être à nouveau au milieu de nulle part à l'heure fatidique. Nous passons par Kingston (moins exotique que le jamaïcain) et continuons jusqu'à Robe, où vu l'heure avancée nous décidons de rester pour la nuit. Cette petite ville est déjà prise d'assaut par tous les jeunes fêtards de la région, et l'ambiance est assez sympathique; finalement, le réveillon sera bien plus réussi que Noël.

Dernier coucher de Soleil de l'année...

Le lendemain matin, il pleut des cordes et la température s'est effondrée. Des conditions idéales pour se diriger vers la Great Ocean Road, réputé pour être un tronçon de route parmi les plus beau de la côte australienne... Pas de bol, le temps est annoncé maussade pour les prochains jours, mais pas le temps d'attendre le retour du soleil; nous allons directement à Mount Gambier, une grande ville au pied du mont du même nom. Cette colline est en fait un volcan inactif dont le cratère s'est rempli d'eau, formant un petit lac d'une couleur bleu cobalt assez irréelle; malheureusement, vu la luminosité ambiante, je renonce à publier les mauvaises photos prise à cet endroit (mais comme on dit, Google est votre ami).

 Robe - Port Fairy

Nous poursuivons ensuite notre route vers Port Fairy où nous passons la nuit, avant d'attaquer le lendemain la Great Ocean Road sous un ciel en légère amélioration. La côte est effectivement magnifique, et les rares rayons de soleil révèlent des eaux aux couleurs dignes des Caraïbes, et un océan continuellement déchaîné s'écrasant contre de majestueuses falaises. La grande attraction de cette route est d'ailleurs les formations rocheuses connues sous le nom de The Twelve Apostles (Les Douze Apôtres), piliers rocheux de formes diverses faisant face au littoral.

Petit échantillon des Douze Apôtres.

Étape du jour à Apollo Bay, petit village de 2000 habitants situé face à l'océan. Demain, si les Dieux de la mécanique nous le permettent, nous serons à Melbourne...

Too hot, too cold, too much wine

Bien que nous soyons en plein désert, la température par ici ne dépasse les quarante degrés que six jours par année. Et évidemment, un de ces jours tombe précisément aujourd'hui... Dès le matin, j'ai l'impression d'être pris dans le souffle d'air brûlant d'un sèche-cheveux. La climatisation à fond, il fait quarante pile à l'arrière du véhicule, où les suspensions inexistantes me font sauter comme du pop-corn alors que nous nous éloignons de Broken Hill en direction des vallées vinicoles les plus fameuses d’Australie. Bien sûr, le véhicule refuse à nouveau de redémarrer au premier arrêt à une station-service au milieu de nulle part, alors que la température extérieure doit friser les quarante-cinq degrés.

Le coup de la panne... Classique...
 
Après un long moment et pas mal d'acharnement, ce satané tas de ferraille se décide à repartir...

Même pas mal.

Le paysage alentour devient de moins en moins aride au fil des kilomètres; en un peu plus de quatre heures de route, la température à l'intérieur du bus plonge de vingt-cinq degrés, et un vent frais et persistant nous oblige même en fin de journée à enfiler une veste. J'ai rarement ressenti une telle différence de climat en parcourant une distance aussi réduite.
 
Les cultures réapparaissent.

Pour nous réhydrater après un tel choc thermique, nous passons deux jours à parcourir les vignobles de la Clare Valley et de la Barrossa Valley, en goûtant à la production locale de vin, mondialement reconnue. Les vignes ont été amenées dans les années 1840 par des colons allemands luthériens, qui ont parsemé le paysage de petites églises d'inspiration gothique et de charmants petits villages noyés dans la verdure.

Toujours le même un verre à la main...

Maisons en pierres, petits jardins ombragés à la tenue irréprochable, saucisses, choucroutes et pâtisseries dans les innombrables petits commerces, on se croirait revenus en Europe. Nous quittons ces vallées le 29 décembre, avant que nos foies déjà bien entamés ne rendent définitivement l'âme, pour descendre vers Adélaïde et ses 1,3 millions d'habitants. Choc culturel cette fois, car c'est la première fois que je mets les pieds dans une grande ville depuis mon arrivée...  Située entre la mer et les Adélaïde Hills, la ville a de la place pour s'étaler et apparemment ne s'en prive pas, avec ses larges avenues et ses grands quartiers résidentiels. Rien d'exceptionnel apparemment ici, mais calme et ordonnée, au milieu de l'été, cette cité a du charme, et vivre ici ne doit pas être désagréable.  Nous passons deux jours à profiter de la ville et de ses alentours, et le 31 nous partons pour descendre vers Melbourne. On aimerait bien trouver un endroit sympa pour réveillonner, mais avec ce véhicule, ça devient compliqué de planifier un quelconque horaire...

vendredi 3 janvier 2014

Escape from Wilcannia


Wilcannia - Broken Hill

Je flotte dans le néant d'un sommeil sans rêve procuré par les innombrables bouteilles de cidre et de bière ingurgitées quelques heures plus tôt lorsque la douce voix de Géraldine me parvient; elle me narre les événements qui se sont déroulés dix ans plus tôt (car nous sommes en 2024), lorsqu'elle a finalement réussi à s'échapper de Wilcannia en laissant derrière elle Patrice et Jeff, définitivement perdus dans les méandres alcoolisés de ce village maudit; son petit garçon (Dieu sait pourquoi prénommé Stuart) a été élevé par mon ami Gilbert (une première vague d'horreur me submerge), et pour son dixième anniversaire elle a décidé de retourner dans ce sinistre village pour retrouver les deux naufragés, premières victimes répertoriées des tentatives de journalisme Gonzo que votre serviteur a pratiqué comme un sport extrême jusqu'à l'accident fatal.

Wilcannia, au milieu de nulle part, au centre de tout...

Bref Géraldine me fait comprendre que ce sombre tableau risque de devenir la triste réalité si l'on ne se dépêche pas de partir là, maintenant, tout de suite, pendant que ces maudites stations services sont ouvertes. En pilotage automatique, je remets les affaires dans le bus pendant que Patrice, encore plus atteint que moi, tente de se réveiller en prenant une petite douche de trente minutes. A partir de là Géraldine, déterminée à quitter coûte que coûte cet endroit oublié de l'Univers, prend la direction des opérations, fonce à la station la plus proche, et le plein effectué part pied au plancher en direction de Broken Hill, au mépris des kangourous, émeus, et du reste de la  création, l'objectif étant d'accoucher loin, très loin de Wilcannia

Enfin!

A quelques heures de là, en plein désert, la petite ville minière de Broken Hill (littéralement la Colline Brisée) nous paraît, après notre Noël d'exception, être extrêmement proche du Paradis. Si les activités minières perdurent, elle a su se reconvertir en centre touristique fort prisé pour qui s'intéresse à ces zones arides, tout en conservant une architecture typique victorienne digne du Far West. C'est tranquille, propre, chaud sans être étouffant, et donc pour nous remettre de la  journée précédente (et de la nuit, qui continue de battre à mes tempes), et remercier Géraldine de nous avoir sauvés de notre processus de Wilcannisation, nous nous offrons une chambre dans l'hôtel que nous aurions dû investir le 24 si le sort ne s'était pas acharné contre nous. Climatisation, petite piscine, draps propres sur des vrais lits, le bonheur... A tel point que nous décidons de rester le lendemain aussi. 

En plein Far-west

Nous profitons des alentours, de la beauté du désert au coucher du Soleil, que même quelques grosses productions cinématographiques (comme Mad Max 2) ont choisis comme décor; mais ce n'est pas le moment de prendre racine car nous avons encore une longue route à parcourir...

 Pato, grand reporter...